AFPS Versailles Yvelines

Pour une Paix juste et durable en Palestine

Le 8 mars, journée internationale de la femme

L’occasion bien sûr pour l’AFPS de sensibiliser l’opinion à propos de la Palestine et de rappeler, ainsi que le mentionnait Amnesty International dans un rapport de 2005 : « Les palestiniennes sont les principales victimes de l’escalade du conflit et des décennies d’occupation israélienne, tout en étant soumises dans la société palestinienne à un ensemble de lois et de normes qui font d’elles des être inférieurs ».

marcos1Des initiatives ont eu lieu un peu partout. A Paris, la coordination Ile de France de l’AFPS distribuait un tract au long de la manifestation internationale organisée à l’occasion, pour saluer le combat des femmes palestiniennes pour la dignité, la justice, la liberté, l’égalité.

A Versailles, le Groupe local invitait la réalisatrice écrivain Norma Marcos pour commenter la projection de son film « l’espoir voilé » et parler de son livre « le désespoir voilé », sur la condition et le combat de la femme palestinienne.

Cette soirée a réuni près d’une centaine de personnes attentives qui ne connaissaient pas forcément la réalité de la situation là-bas. Ce fut donc l’initiative qui a regroupé le plus large public depuis la création de ce groupe local.
La soirée était en fait sous l’égide de « Versailles Solidarité internationale », dans lequel se sont regroupées un ensemble de 18 associations militant en direction des populations de pays très divers, en Afrique, en Asie ou ailleurs.
Cette particularité est intéressante à plus d’un titre. D’abord parce que Versailles est une ville tout à fait particulière de par son histoire et sa réalité aujourd’hui.
On a coutume de dire qu’on connaît une ville à travers son tissu associatif. Versailles, ville fidèlement de droite située à 18 kms de Paris, regroupe nombre d’associations nostalgiques de l’ancien Régime ou très religieuses. L’AFPS, qui participe désormais au traditionnel forum des associations en septembre, a sans doute crée l’événement lorsqu’elle a permis de faire flotter le drapeau palestinien à l’ombre de l’Hôtel de ville.
Cette ville et sa population traditionnellement discrètes sont devenues cependant le fer de lance de toutes les mobilisations réactionnaires contre le mariage gay ou l’avortement et la contraception.
Les choses ne sont cependant pas monolithiques. Versailles connaît aussi une population immigrée ou socialement défavorisée mais c’est, comme le disait son ancien maire Etienne Pinte, ardent défenseur de la cause palestinienne en vertu de ses convictions de justice, une ville très oeucuménique.

marcos2Bernadette Perrutel et Philippe Domergue, tous deux responsables d’association, ont œuvré pour la concrétisation de ce projet le 8 mars. PALSOL les a interrogés à l’occasion.

Une soirée « Palestine » alors que vous êtes engagés, avec les autres associations, sur d’autres projets et d’autres pays, cela ne vous a pas posé problème ?
BP – L’AFPS s’est intégrée dès sa création dans la traditionnelle semaine de la solidarité internationale. En novembre dernier, c’est un film « Réconciliation, le miracle de Mandela » l’Afrique qui a été projeté, une semaine avant sa mort. C’est vrai que le fait que l’ONU ait décrété 2014, année des droits des palestiniens, était une opportunité.
PD – Nous travaillons dans le domaine de la Solidarité Internationale, ce n’est pas évident lorsque la situation présente une crise économique où l’étranger peut être présenté comme responsable ou comme non prioritaire. En se regroupant nous sommes plus forts pour faire avancer nos projets respectifs et nous traduisons la solidarité concrètement entre nous.

L’AFPS existe pourtant à Versailles depuis moins de deux ans ?
PD- Bien entendu, l’AFPS présente un aspect politique particulier alors que généralement, nous agissons dans un esprit et un contexte avant tout humanitaire. Ceci peut déranger dans une ville comme Versailles mais pas pour des associations qui travaillent dans le domaine de la Solidarité internationale, pas pour des gens qui sont engagés contre diverses formes de racisme ou de xénophobie.

Pourtant, les réactions hostiles à la défense des droits des palestiniens n’ont pas manquées ?
BP – C’est sans doute le fait de quelques individus, par ailleurs chaque initiative a fait l’objet de pressions à l’égard de la municipalité qui y est probablement attentive, particulièrement à l’approche des élections municipales.
PD – On peut relever cependant que l’adjointe au Maire chargée des associations n’a jamais fait de véritable blocage et qu’elle était présente lors de la soirée du 8 mars, après avoir été agressée verbalement sur le marché à ce propos.

Propos recueillis par Michel BASILEO

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Cette entrée a été publiée le 21 mars 2014 par dans Activités locales.