AFPS Versailles Yvelines

Pour une Paix juste et durable en Palestine

L’AFPS Versailles répond à son agresseur

Le samedi 10 septembre, lors du Forum des associations devant la Place d’armes, l’AFPS Versailles a été provoqué et agressé verbalement par deux inconnus.

Le premier, déguisé en Louis XIII (!) a photographié chaque document exposé sur notre stand, avant d’envoyer ses clichés sur les portables du maire et d’autres responsables municipaux. Il a tenu des propos excluants, souhaitant notre interdiction pure et simple et notre départ du Forum. Il a aussi accusé l’AFPS de propager la haine, de promouvoir la guerre et, bien sûr, «d’importer le conflit sur notre territoire». Même virulence pour le second visiteur, celui-ci en tenu de joggeur. Propos outranciers, attitude provocatrice – tentative d’arracher le drapeau, geste de balayage des brochures sur la table, en osmose avec M. Louis XIII, de retour à notre stand. Mais ce second visiteur se distingua aussi par un geste surprenant : il s’empara d’un livre de l’AFPS – payant – et s’enfuit avec, malgré les tentatives de notre trésorier pour le lui reprendre. L’intervention – royale – de Louis 13 favorisa l’échappée du voleur, qui s’enfuit à petites foulées vers la sortie de l’enceinte.

L’épisode a connu une suite surprenante : non content d’assumer son forfait, l’importun l’a raconté sur le site hakeshet.wordpress.com, avec une version des faits qui, bien sûr, n’appartient qu’à lui (au prix de quelques incohérences et distorsions de la réalité). Son texte est lisible juste en dessous. Plus grave, il en profite aussi pour accuser l’AFPS d’antisémitisme et la rendre responsable d’une violence qui aurait trouvé son point d’acmé avec les crimes de Mohamed Merah. Mis en cause, notamment pour son intervention physique face au fuyard, notre trésorier Pascal Mouneyres lui a répondu par un texte personnel, mais qui nous semble parfaitement résumer les faits et nos principes. Son écrit a bien entendu été censuré par le site Hakeshet, qui a refusé de le publier. Il est lisible plus bas sur notre page. La mairie l’a elle aussi reçu. A noter que les altercations du forum ont une conséquence immédiate pour l’AFPS Versailles : le refus par la mairie d’une salle municipale pour notre conférence sur l’eau du 19 novembre (qui se tiendra finalement à l’Ermitage). L’AFPS a donc été jugée responsable de trouble à l’ordre public. A vous de juger. Une nouvelle fois sollicité pour un rendez-vous, le maire n’a toujours pas donné suite.

Texte publié sur le site Hakeshet : « Versailles : La haine et une association n’ont rien à faire dans la journée des associations ! »

Témoignage d’un versaillais  en colère

Samedi dernier 10 septembre 2016, je fais mon jogging hebdomadaire dans le parc de Versailles. Sachant qu’il y avait la Journée des Associations, j’ai fait le détour en passant par le devant du château et j’ai parcouru les allées. J’ai alors aperçu un stand avec un drapeau palestinien.
Tiens donc, quel rapport entre la Palestine et la journée des associations organisée par la mairie de Versailles ?
Après avoir pris quelques prospectus, mon épouse et moi prenions le chemin du retour vers la maison. En marchant, tout en feuilletant un ou deux de ces livrets,  j’ai vu des lignes à propos de l’appel au boycott d’Israël. J’ai d’abord continué mon chemin, me disant que j’informerai la Mairie de Versailles avec un courrier en joignant ce document. Je sais que plusieurs décisions de justice ont condamné les appels au boycott. Je pense aussi que soutenir ce boycott contribue à importer ce conflit en France et à attiser la haine. L’assassin de Toulouse se revendiquait de cette haine.
Puis je me suis dit que je devais avoir une discussion avec les personnes du stand, leur dire qu’ils se trompent de méthode pour faire émerger la paix, vu que soit disant, ils disent œuvrer pour. J’y suis donc retourné et j’ai pris un des fascicules exposés, sur lequel il y avait les arguments concernant le fameux boycott. J’ai simplement dit : « Vous comprenez  pourquoi je reviens, c’est pour le mot écrit là – BOYCOTT. C’est pour ce mot. Si vous voulez aider les palestiniens, changez de méthodes et d’organisation. BDS* et AFPS**  ne sont pas pour la paix mais diffusent des messages de haine au lieu de tisser des liens et amener la confiance. Le jour où les israéliens n’auront plus peur de vous, il y aura la paix…. »
Un à un, les interlocuteurs ne voulaient plus discuter faute d’arguments. Je leur ai parlé des civils poignardés dans les rues de Tel Aviv, des voitures béliers qui foncent dans la foule, des bus civils qui explosent, des milliers de roquettes envoyés de Gaza avant l’intervention Israélienne. Pourquoi ne pas parler des projets de coopération pour l’eau, des associations qui rapprochent et construisent la confiance ?
Ensuite j’ai voulu prendre d’autres documents, et là, un jeune homme posait sa main pour m’en empêcher. Il y avait plusieurs tas sur la table et j’ai pu facilement prendre un petit livre où des soldats israéliens sont en couverture. Il me dit de le rendre prétextant qu’il était payant. J’ai regardé les pages de couverture et n’y voyant aucun prix, j’ai alors dit que je le prenais quand même. Il a alors bondi de derrière le comptoir pour venir me faire face. Dans une posture d’intimidation, il a fait le geste de prendre mes lunettes de soleil. Je lui ai demandé s’il voulait en venir aux mains… Une personne d’un autre stand, déguisé en mousquetaire est alors intervenue pour nous séparer. Je suis parti en gardant le fascicule. J’ai vu la haine dans leurs yeux, pas un simple échange d’arguments, une volonté de s’imposer par la force et de nuire.
Je suis donc décidé à écrire personnellement au maire pour lui signifier que cette organisation, sous couvert de défense du peuple palestinien, bien légitime quand on sait les souffrances que lui inflige ses gouvernants, diffuse de la haine dans notre société et est clairement un frein au vivre ensemble. J’irai jusqu’à dire que le conflit, qui n’a aucune raison de se manifester en France, semble n’être ici qu’un prétexte pour exprimer autre chose.
Oui, mais quoi ?… ♦LR

* Boycott Désinvestissement Sanctions : mouvement, interdit en France, de boycott des produits, des manifestations et des personnes originaires d’Israël. Les organisations qui s’en réclament sont systématiquement condamnées par la Justice (NDLR).
** Association France Palestine Solidarité, Elle se dit oeuvrer pour une paix juste au proche-orient mais passe son temps à vouloir diaboliser Israel. Elle ne s’intéresse pas aux Palestiniens tués en Syrie (plus de 3.500 ces dernières semaines), ni au blocus de la frontière fermée par l’Egypte entre l’Egypte et Gaza. L’AFPS Versailles est domiciliée à la Maison des Associations de la ville de Versailles, aux frais des contribuables Versaillais (NDLR).

Notre réponse :  Cher «Versaillais en colère», cher joggeur,

J’ai lu avec grand intérêt votre texte qui, bien sûr, présente les faits selon votre point de vue. Il n’est pas surprenant, finalement, que vous déformiez la réalité pour qu’elle s’insère plus aisément dans votre discours. C’est le jeu.
Je pourrais par exemple vous faire remarquer que non, le drapeau qui se trouvait devant notre stand n’était pas palestinien, mais celui, officiel, de notre association loi 1901. Nuance. Vous n’avez pas non plus «
pris quelques prospectus [avec votre]épouse» : votre femme est venue seule, visiblement envoyée en mission de reconnaissance. Elle a d’ailleurs été reçue avec la courtoisie que nous devons à chacun, quelles que soient ses opinions et a pu repartir avec tous les prospectus qu’elle souhaitait.

Vous mentionnez plus loin dans votre écrit «une personne d’un autre stand, déguisé (sic) en mousquetaire [qui] est alors intervenue pour nous séparer». Il est curieux que vous parliez ainsi de cet homme comme s’il était apparu subitement pour jouer les pacificateurs. Il vous avait pourtant rejoint à notre stand vingt minutes plus tôt pour vous soutenir dans votre diatribe. Les deux faisant la paire, vous partagiez les mêmes idées, le même goût pour l’outrance, la même agressivité. Vêtu en fait selon ses dires en Louis XIII, cet homme, dont nous n’avons jamais su de quelle association il se revendiquait, n’était pas un inconnu pour nous : nous avions encore en mémoire sa première apparition à notre stand une heure plus tôt. Il avait alors consciencieusement photographié avec son téléphone portable (le roi des anachronismes !) chaque imprimé présent sur la table. Nous l’avons laissé œuvrer : l’AFPS promeut la liberté d’action et de parole pour tous. Lui, par contre, tenait des propos dont le peu des nuances ne laissait aucun doute sur les raisons de son passage : nous faire exclure du Forum, nous interdire ou au minimum, nous censurer. Sans, bien sûr, se donner la peine de nous écouter ou de chercher à connaître nos idées. On sait ce qu’il est advenu de ses prises de vues : il les a aussitôt envoyées en MMS sur le téléphone portable du maire et de représentants de la mairie, pour nous dénoncer. C’est d’ailleurs l’une d’elles qui illustre votre texte. Sacré coïncidence… Se plaindre, rapporter, montrer du doigt, stigmatiser, bannir : il semble, monsieur, que vous partagiez avec le très technophile Louis XIII les mêmes modes d’action.

Vous avez conclu de votre passage à notre stand, que nous étions à court d’arguments. Nous avons pourtant suffisamment réalisé de voyages sur place, rencontré de personnes et recueilli de témoignages pour nourrir des bibliothèques entières. Emporté par votre désir très visible de nous provoquer, vous n’avez simplement pas remarqué que nous essayions de calmer le jeu et d’éviter que le débat ne s’enflamme. Nous savions pourtant que la moindre esclandre nous coûterait cher – la preuve. Vous le saviez aussi, n’en doutons pas… Puisque nous parlons d’arguments, permettez-mois de revenir sur quelques-uns de vos propos. Vous faites planer sur l’existence de l’AFPS Versailles l’ombre de Mohamed Merah et de ses crimes. C’est ce que l’on appelle un amalgame. Il est d’autant plus indécent que le Rabin Sandler, de Versailles, a été cruellement touché par cette tragédie. Libre à vous de manipuler la folie d’un homme et la douleur des autres pour gonfler aux hormones votre vindicte. Vous nous accusez aussi de ne pas nous intéresser aux associations «qui rapprochent et construisent la confiance». Mais pourquoi alors avoir passé votre temps à notre stand à nous jeter à la face «les civils poignardés, les voitures béliers, les bus civils qui explosent, les roquettes envoyés de Gaza avant l’intervention Israélienne » ? Je vois comme une contradiction entre ce que vous nous reprochez – sans savoir d’ailleurs avec qui nous sommes en contact – et ce que vous prônez… Et par «intervention israélienne», vous parlez, j’imagine, des bombardements qui ont fait 2150 morts en 2014 dont 71 % de civils (541 enfants et 250 femmes, au moins) ? Peut-être pourriez-vous d’ailleurs vous rendre à Gaza et expliquer à ses habitants ce que vous entendez par «Le jour où les israéliens n’auront plus peur de vous, il y aura la paix…» Mais un conseil : si vous deviez assumer ce degré de cynisme jusqu’au bout, soyez plus convaincant qu’au moment où je vous ai demandé «Que fait Israël pour la paix ?» Vous avez alors coupé court en répondant que vous n’aviez rien à dire là-dessus, que ce n’était pas votre propos (ou votre problème, je ne sais plus)… La force du déni.

Je passerai rapidement sur le «(…) sous couvert de défense du peuple palestinien, bien légitime quand on sait les souffrances que lui infligent ses gouvernants» – nous ne portons pas un regard angélique sur tous les dirigeants palestiniens, mais je vous confirme que nous nous soucions d’un peuple oppressé et colonisé par le gouvernement, la politique, l’armée et l’idéologie d’un autre. J’en arrive, enfin, à votre conclusion : nous sommes des antisémites. Personnellement, cette accusation me fait sourire. Cette manip’ à vocation politique est tellement rebattue, outrancière, artificielle, vidée de tout substance qu’elle me rend presque condescendant avec celui qui l’assène. Elle est le signe que j’ai en face de moi quelqu’un qui a renoncé. Et préfère s’adonner à un chantage cousu de fil blanc, plutôt que d’essayer de se montrer à la hauteur des enjeux – même modestement, avec des moyens ridicules et trois bouts de ficelle, comme nous. Désolé, mais à l’AFPS, personne ne tombe dans le panneau de cette provocation faisandée.

Bon, cher «Versaillais en colère», cher joggeur, tout cela, ce ne sont que des mots. Il y a plus grave, il y a UN FAIT : VOUS NOUS AVEZ VOLÈ UN LIVRE. En tant que trésorier de l’AFPS-Versailles, je vous le confirme : son prix de vente s’élève à cinq euros (une affaire), il est parfaitement lisible sur le verso. Mais malgré mes indications et mes protestations, vous avez préféré ne pas me croire et… fuir. En répétant «Oui je suis un voleur, et alors ?» (témoins à l’appui). «Et alors», permettez-moi de vous poser quatre questions. Vous respectez-vous si peu que vous agissiez ainsi ? Est-ce ainsi que l’on donne une légitimité, une dignité à ses idées ? Agissez-vous ainsi avec les personnes que vous ne connaissez pas ? Dans la lettre que vous avez écrite au maire, «personnellement» comme vous dites, l’avez-vous débutée par «Monsieur le maire, je suis un impénitent voleur de livres, mais je veux vous parler de l’AFPS » ? J’aurais pu vous courir après, appeler la sécurité. Nous pourrions aussi porter plainte. Je préfère vous dire ceci : si vous aviez des problèmes de liquidités, c’est avec plaisir que nous vous aurions offert le fascicule. Il suffisait de nous le demander.

Vous avez cru, avant de vous précipiter vers la sortie du Forum, voir de la haine dans mes yeux. Vous confondez la haine et la colère, matinée, je l’avoue, d’incrédulité face à votre comportement, disons…. si peu civique. Mais à vous lire, il semble évident que la haine, à force de la nommer à tout bout de champ, de la voir partout… vous la convoquez. En fait, vous l’appelez de vos vœux. Vous en avez besoin pour exister.

Bien à vous,

PM

PS : «Ne pas importer le conflit», dites-vous. Vous avez raison, personne en France ne connaît le conflit israélo-palestinien, personne n’a sa propre idée sur la question. C’est l’AFPS-Versailles qui manipule le pays. Ne pas importer le conflit, mais alors que font tous ces fruits de la colonisation sur les étals de nos supermarchés ?

 

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Cette entrée a été publiée le 20 octobre 2016 par dans Activités locales.