AFPS Versailles Yvelines

Pour une Paix juste et durable en Palestine

Des films, émissions, vidéos, …

Le documentaire d’Arte «La loi du plus fort» 

http://videos.arte.tv/fr/videos/la-loi-des-plus-forts–7340786.html

Lorsqu’en 1967 Israël occupe la bande de Gaza et la Cisjordanie, il y instaure une administration et une législation spécifiques, sous contrôle de l’armée. Plutôt que d’appliquer le droit israélien à ces zones nouvellement conquises, hommes politiques et militaires bâtissent progressivement un système complexe de lois et d’ordonnances, guidés par une préoccupation principale : maintenir l’ordre. Plus de quarante ans après, cette législation est toujours en vigueur. Exemplaire dans sa forme et maintes fois primé, le documentaire interroge ses architectes – de vieux messieurs qui étaient autrefois procureurs ou présidents de cours martiales ou membres de la Haute Cour de justice israélienne. Comment juger les Palestiniens, eux qui sont à la fois des « ennemis » et des résidents de territoires officiellement israéliens ? Quels argumentaires juridiques ont jeté les bases de la colonisation ? Sans jamais occulter la dimension subjective et interprétative de leur travail de documentaristes, Ra’anan Alexandrowicz et Liran Atzmor démontrent avec gravité que le droit n’est pas neutre. Les entretiens, menés dans un décor minimaliste, dévoilent les arcanes d’une législation sur laquelle les citoyens israéliens ne sont que peu consultés et que les Palestiniens ressentent comme arbitraire et opaque. Avec en fil rouge une question cruciale et dérangeante : une occupation militaire est-elle compatible avec l’État de droit ?

Le documentaire de France Culture « En Cisjordanie : une jeunesse sans printemps » 

http://www.franceculture.fr/emission-sur-les-docks-l%E2%80%99orient-proche-23-%C2%AB-en-cisjordanie-une-jeunesse-sans-printemps-%C2%BB-2013-01-22

De Ramallah à Naplouse, dans quel état et dans quel Etat, se trouve la jeunesse de Cisjordanie ? Cette jeunesse aspire à vivre normalement dans une situation anormale et se fragmente de plus en plus : jeunes entrepreneurs de la capitale économique de Palestine, nouveaux activistes de la société civile, étudiants de Naplouse et anciens combattants des camps de réfugiés… A Ramallah, « bulle » de la Palestine, les portraits des martyrs de l’Intifada qui ornaient les murs de la ville ont été remplacés par des panneaux publicitaires vantant tel ou tel crédit immobilier et, pour la jeunesse dorée de la ville, l’appel des dollars a remplacé celui des armes. Dans le camp de Balata, en banlieue de Naplouse, les jeunes, ici nommés shebab, passent désormais plus de temps dans les prisons de l’autorité palestinienne que dans les geôles israéliennes, et aspirent à une nouvelle intifada, à l’exception de ceux qui ont réussi à se reconvertir dans la sécurité privée… Quelles que soient leurs différences, de Ramallah à Naplouse, les 60% de moins de 20 ans que compte la Palestine ne croient plus ni au Hamas, ni au Fatah, pour bâtir l’Etat dans lequel ils aimeraient, un jour, vivre.

“The Gatekeepers”, un documentaire ravageur pour les dirigeants israéliens

FIPA | Présenté au Fipa, ce documentaire donne la parole à six anciens dirigeants des services de contre-espionnage israéliens. Explosif.
Six anciens directeurs du service israélien de sécurité intérieure et de renseignement, le Shin Beth, dévoilent les dessous de la politique antiterroriste menée par leur pays depuis la guerre des Six Jours, en 1967. Ils tirent le bilan de leurs échecs, de leurs succès, et évoquent les actions violentes qu’ils ont dirigées – attentats ciblés, exécutions sommaires ou enlèvements. Le récit part de la retraite du Sinaï et de la guerre du Liban, retrace la montée de l’extrémisme juif, les deux intafadas et l’invasion récente de Gaza. Des archives inédites de l’armée et des documents privés appartenant à des soldats étoffent leur témoignage…

Critique de Télérama : http://television.telerama.fr/tele/films/the-gatekeepers,48308044.php